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| 14-06-2008 | |
RussieCet article est extrait du site: http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ la partie PIECES DU DOSSIER est récapitulée par ordre chronologique dans la rubrique VOTRE DOSSIER.
Avant-propos : Exigences de la législation française Nombre d’enfants adoptés en 2007 : 402 I - EXIGENCES LOCALES
1. Textes de référence
2. Exigences relatives aux adoptants en vertu de la législation russe
Cas particuliers : les couples mixtes franco-russes qui résident de façon habituelle en France doivent impérativement posséder un agrément français, avant de s’adresser aux autorités russes. L’article 165 du Code de la Famille impose en effet le respect de la loi nationale des adoptants. 3. Exigences relatives aux adoptés
4. Exigences relatives aux autorités compétentes et intermédiaires Les familles candidates peuvent recourir aux services d’un accompagnateur-traducteur, uniquement pour les aider dans l’accomplissement des formalités locales. La plus grande vigilance est recommandée dans le choix d’un tel facilitateur, car il n’en existe aucun recensement officiel. Il ne peut y avoir aucun intermédiaire dans le processus de sélection d’un enfant à l’orphelinat, ni lors de la remise de l’enfant à ses parents adoptifs. L’activité d’intermédiaire illicite est passible de poursuites pénales en Russie et en France. II - TYPE DE DECISION
1. Forme de la décision La décision prononcée par les autorités russes est une décision judiciaire. 2. Effets de la décision En Russie :
Les autorités russes reconnaissent généralement aux documents étrangers une durée de validité de un an à compter de leur date de délivrance (à l’exception du certificat médical qui est valable 3 mois et du casier judiciaire valable 6 mois). Toutes les pièces du dossier doivent être apostillées par la Cour d’appel du lieu où elles ont été établies (Cour d’Appel de Paris pour les attestations délivrées par le Secrétariat Général de l’Autorité Centrale pour l’Adoption Internationale) et traduites en russe par un traducteur reconnu.
2. Procédure locale Les enfants adoptables sont enregistrés sur une base de données gérée aux niveaux régional puis national par le ministère de l’Education à Moscou. Tous les organismes régionaux sont tenus de faire connaître les enfants adoptables mais, en pratique, beaucoup ne sont pas en mesure de le faire. L’adoption d’enfants par des étrangers ne peut avoir lieu qu’au moins 6 mois après l’enregistrement de l’enfant dans la base fédérale, si aucune solution n’a été trouvée dans le pays. Le dossier de candidature devra être adressé à l’un des centres régionaux d’adoption (voir coordonnées en fin de document). La transmission pourra être effectuée par une société de messagerie (DHL, UPS) ou par Chronopost. Néanmoins, certains centres peuvent exiger que les adoptants viennent sur place remettre leur dossier en main propre. Les délais de réponse sont très variables. Lorsqu’une candidature est retenue, et si les adoptants sont d’accord pour adopter l’enfant qui leur est proposé, ils doivent faire une demande en remplissant un formulaire spécial destiné au juge. Il convient de prévoir en principe deux ou trois séjours en Russie (dépôt du dossier, rencontre avec l’enfant, jugement). Les candidats à l’adoption, au premier contact avec l’enfant, pourront demander à consulter son dossier d’origine et médical. Le décret n° 275 du 29 mars 2000 prévoit la possibilité de faire procéder à une expertise médicale indépendante de l’enfant, en présence d’un représentant de l’établissement où il se trouve. Le séjour suivant, de plus de 15 jours, est consacré au déroulement de la procédure judiciaire. Les autorités russes doivent faire parvenir aux candidats à l’adoption des invitations qui leur permettront d’obtenir les visas nécessaires pour se rendre dans le pays. Dès leur premier voyage, les adoptants doivent prendre contact avec le consulat français compétent pour la région vers laquelle ils se dirigent. Les agents consulaires chargés des dossiers d’adoption pourront ainsi faire part de leurs conseils aux familles adoptantes. Quelques centres d’adoption demandent une attestation de promesse de visa pour l’enfant adopté, qu’il conviendra de se procurer auprès du consulat français compétent (Moscou ou Saint-Pétersbourg selon la région d’origine de l’enfant) avant de se rendre au tribunal russe. Le tribunal compétent est celui du lieu de résidence de l’enfant. Il est vivement recommandé aux candidats à l’adoption de conserver, à tous les stades de la procédure, l’original apostillé ou une copie certifiée conforme des deux attestations délivrées par le SGAI (attestation d’immigration et attestation relative aux conditions de la reconnaissance en France de la décision d’adoption russe - cf. supra), celles-ci pouvant leur être réclamées par le consulat de Russie en France, lors de la demande de visa (pour le premier comme pour le second voyage). Les audiences en vue d’adoption se déroulent devant le tribunal avec la participation obligatoire du ou des adoptants en personne, d’un représentant du centre d’adoption et du Procureur. Le juge demandera aux autorités de tutelle de l’enfant de présenter l’acte de naissance de l’enfant, un certificat médical, le consentement à l’adoption des parents biologiques ou de son représentant légal, l’attestation d’inscription de l’enfant au fichier central du ministère de l’Education de la Fédération de Russie. Cette audience revêt un caractère très solennel, les adoptants pouvant être longuement interrogés sur leur projet d’adoption et leur motivation à adopter un enfant russe. Il est donc conseillé de se familiariser au préalable avec la culture du pays. Lorsque le jugement d’adoption est prononcé, il peut être assorti de “ l’exécution provisoire ”, qui permet aux adoptants de recueillir l’enfant immédiatement mais qui ne suspend pas le délai d’appel de 10 jours ouvrés. L’accompagnement de l’enfant par des tierces personnes jusqu’au domicile des parents en France est interdit par la législation russe. Il est souhaitable, en vue des formalités à accomplir en France, notamment en vue d’une requête en adoption plénière, que les adoptants se procurent, avant le prononcé du jugement, auprès du tuteur juridique de l’enfant (directeur de l’orphelinat) un consentement éclairé stipulant que ce dernier « consent à l’adoption plénière au sens du droit français, c’est-à-dire qui rompt de façon définitive et irrévocable les liens de filiation antérieurs. » Avertissement : La loi russe permet, lors de l’enregistrement du nouvel acte de naissance, la modification des date et lieu de naissance de l’enfant : les adoptants français se garderont d’y souscrire, ces dispositions étant formellement contraires à l’ordre public français. Région de Moscou uniquement : les familles doivent désormais, une fois le visa délivré par le Consulat, inscrire le(s) enfant(s) adoptés auprès du ministère de l’Education de la Région. Selon les autorités russes, cette procédure d’enregistrement nécessite 48 heures ouvrables. Il convient, à ce titre, de prévoir un temps de séjour suffisamment long après obtention du visa de l’enfant. 3. Obtention du visa de l’enfant adopté L’obtention du visa nécessite un délai imcompressible de 48 h, ou 2 jours ouvrés (sont donc exclus les samedi, dimanche et jours fériés). La demande s’effectue auprès du consulat de France en Russie territorialement compétent (à Moscou ou à Saint-Pétersbourg). Il est demandé de prendre au préalable un rendez-vous par téléphone avec la personne chargée des visas adoption en vue de déterminer une date et un horaire pour le dépôt des documents, ceci évitera aux adoptants de longs délais d’attente dans les locaux consulaires. Le dossier à constituer en vue de l’obtention du visa d’entrée en France de l’enfant doit comporter tous les documents suivants :
Les documents suivants doivent être également présentés, en originaux plus une copie simple, traduits en français, légalisés et apostillés (les originaux sont restitués aux familles) :
Après leur présentation, les documents originaux seront restitués aux familles. L’enfant devra être présent, au minimum, à l’un des entretiens avec l’agent du consulat chargé de la délivrance du visa. Rappel :
Par ailleurs, les adoptants ont la possibilité de quitter le territoire russe avec l’enfant, avant expiration des voies de recours ou la délivrance du certificat de non-appel. Le visa sera alors délivré sur présentation d’une attestation signée au consulat par les adoptants, indiquant qu’ils ont été avisés que la preuve du caractère définitif de la décision d’adoption russe leur sera demandée par les autorités judiciaires françaises et qu’il leur revient de se procurer les documents nécessaires dans les formes requises (en l’occurrence, le certificat de non-appel, apostillé). En outre, ils devront s’engager à prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer le retour de l’enfant dans son pays d’origine, si les autorités russes en faisaient la demande. Il est également mentionné qu’un refus de leur part les exposerait à des poursuites pénales en Russie ou en France au motif de soustraction d’enfant (article 227-8 du Code Pénal). IV - APRES L’ARRIVÉE DE L’ENFANT EN FRANCE
1. Immatriculation de l’enfant auprès des autorités consulaires russes en France Dans les trois mois à compter de l’entrée de l’enfant sur le territoire français, ses parents adoptifs sont tenus, selon la législation russe (article 27-b du décret 275) de le faire immatriculer auprès du consulat de la Fédération de Russie de leur lieu de résidence. Le consulat de la Fédération de Russie à Paris a fourni au SGAI, en mai 2005, la liste des documents exigés pour l’enregistrement de l’enfant :
Il faut prévoir le déplacement d’un des parents ou d’une personne mandatée par procuration. Le service consulaire russe immatricule les enfants au guichet N°3 de 15h00 à 17 h 30 du lundi au jeudi.
2. Suivi de l’enfant Le respect des engagements pris par les adoptants, relatifs à l’immatriculation de l’enfant et à son suivi pendant 3 ans, est une condition posée par les autorités russes au maintien de l’adoption internationale dans ce pays. Le non respect de cette condition est susceptible de nuire au projet des futurs candidats à l’adoption en Russie. Le respect des engagements pris par les adoptants, relatifs à l’immatriculation de l’enfant et à son suivi pendant 3 ans, est une condition posée par les autorités russes au maintien de l’adoption internationale dans ce pays. Le non respect de cette condition est susceptible de nuire au projet des futurs candidats à l’adoption en Russie. En matière de suivi, les exigences des autorités russes sont très strictes . Les rapports établis par les A.S.E (cf. modèle en annexe). ou les O.A.A. doivent être apostillés et traduits avant d’être envoyés en Russie aux échéances suivantes : 6 mois, 1 an, 2 ans et 3 ans après l’arrivée de l’enfant en France. Chaque rapport doit être adressé régulièrement (et en temps voulu) au Directeur du Centre régional d’adoption (opérateur de la banque de données des enfants). Tout retard (même minime) peut faire l’objet d’un rappel à l’ordre de cette instance. Aussi, est-il préférable de conserver les accusés de réception afin de pouvoir justifier de leur envoi. Les parents adoptifs peuvent également transmettre des nouvelles à l’orphelinat où leur enfant a séjourné antérieurement. En effet, le personnel très souvent investi, apprécie d’être tenu informé du devenir des enfants. 3. Etat civil et nationalité de l’enfant La décision russe étant révocable, elle est considérée comme une adoption simple au sens du droit français. Aussi, les adoptants ont la possibilité de demander à convertir leur adoption en adoption plénière, 6 mois après l’arrivée de l’enfant au foyer. Il est alors nécessaire pour cela de déposer auprès du Tribunal de Grande Instance de leur domicile une requête en adoption plénière. Le prononcé de cette adoption plénière dépendra de l’appréciation du juge saisi. L’adoption plénière confère la nationalité française à l’enfant adopté à partir du moment où l’un des deux adoptants est français. Par ailleurs, l’enfant adopté conserve sa nationalité russe. La Russie ne reconnaissant pas la double nationalité, les autorités russes souhaitent conserver un lien avec leurs ressortissants, en dépit de l’adoption plénière et l’acquisition de la nationalité française. La famille adoptante a toutefois la possibilité de solliciter la perte de la nationalité russe de l’enfant à condition qu’une autre nationalité puisse lui être accordée (article 29 de la loi russe sur la citoyenneté). La requête en perte de nationalité doit être déposée auprès du Consulat de la Fédération de Russie (article 37 de la loi russe sur la citoyenneté). |
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| Dernière mise à jour : ( 13-01-2010 ) |
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