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Glossaire
Ce glossaire a été réalisé
d’après des articles médicaux, différents
sites Internet et certaines informations en provenance directe de
personnes du corps médical français.
Il reprend les termes qui peuvent être retrouvés dans
les rapports médicaux des enfants à l’orphelinat.
La responsabilité de l’association
Adoption-Russie ne pourrait être engagée.
APGAR
(le score)
Le score d'APGAR permet d'évaluer l'état d'un nouveau-né
:
Il est mesuré deux fois à quelques minutes d'intervalle.
L'état optimal du bébé donne une note égale
à 10.
L'état de mort apparent est côté 0.
C'est un test rapide qui permet d'évaluer l'état initial
du nouveau-né, puis son évolution à une, trois,
cinq et dix minutes : Il permet aux médecins de déterminer
la conduite à tenir ainsi que les éléments
de surveillance de chaque nouveau-né.
Comment le score d'APGAR est il calculé :
Avec le tableau suivant :

Note totale Obtenue : somme des notes Conséquences
:
De 7 à 10 : la conduite
des médecins sera peu agressive et consistera en une simple
désobstruction des voies respiratoires et un apport d'oxygène
facultatif
De 4 à 7 : des soins sérieux
sont nécessaires et en l'absence rapide d'amélioration
l'enfant sera désobstrué, recevra de l'oxygène
au masque et sera perfusé.
Moins de 4 : Des manoeuvres lourdes
de réanimation sont entreprises et l'enfant sera, en l'absence
d'amélioration spectaculaire, transféré dans
un service de réanimation

La carence en fer
La carence en fer est extrêmement fréquente, pas seulement
d'ailleurs chez les enfants adoptés. Elle est parfaitement
guérissable par un traitement adapté (Fer par voie
orale pendant plusieurs semaines).
La dénutrition de la première année :
Une grave dénutrition surtout pendant les 6 premiers mois
de la vie au moment où le cerveau connaît une phase
de croissance intense peut entraîner des séquelles
à vie. Une renutrition calorique ultérieure n'est
pas toujours suffisante pour supprimer les séquelles neuropsychiques
de cette dénutrition.

La dénutrition de la
première année
Une grave dénutrition
surtout pendant les 6 premiers mois de la vie au moment où le
cerveau connaît une phase de croissance intense peut entraîner des
séquelles à vie. Une renutrition calorique ultérieure n'est pas
toujours suffisante pour supprimer les séquelles neuropsychiques de
cette dénutrition.

Dysbactériose
(bactéries dans les intestins)Ce
diagnostic n’existe qu’en Russie et semble se rapporter
à une infection bactérienne digestive, à traiter
parfois par antibiotiques ou antiseptiques intestinaux.

La drogue
Effets à la naissance :
- Retard de croissance in utero
- Petit poids de naissance
- Syndrome de sevrage
- Risque augmenté de mort subite
- hyperexcitabilité
Beaucoup de ces effets s’estompent
avec le temps. Notons cependant que la circonférence de la
tête demeure inférieure à la normale chez quelques
enfants.
Le quotient intellectuel (Q.I.) et le développement cognitif
ou moteur des enfants exposés aux drogues est sensiblement
le même que ceux des enfants non exposés (à
l'exclusion des enfants affectés par l’alcool), si
on compare des enfants soumis à des situations semblables
sur le plan du statut socioéconomique, de la nutrition, de
l'éducation, ou des cas d’abus ou de négligence.
Les enfants d’âge préscolaire et scolaire présentent
des problèmes de comportement non négligeables. Beaucoup
d’enfants exposés aux drogues montrent des signes d’hyperactivité.
Quelques enfants ont un comportement impulsif pouvant affecter l’estime
de soi et la scolarité. Ils peuvent éprouver des difficultés
d'attention, d’éveil (stimulation facile) et de stabilité
affective (colères). Ils peuvent avoir des difficultés
à sortir d’une période de mauvaise humeur ou
de colère sans l’aide des parents.
Il est toutefois difficile de savoir si ces effets sont liés
à l'exposition aux drogues durant la grossesse ou à
des facteurs associés à la toxicomanie comme la violence
familiale, la négligence, la malnutrition ou à des
placements multiples. Les parents doivent fournir un encadrement
et des directives claires, anticiper les transitions et les changements
et apprendre à calmer et apaiser l'enfant.
L'exposition à la drogue en période prénatale
est associée à d’autres facteurs à haut
risque qui rendent difficiles les conclusions au sujet de l'impact
de cette même exposition.
Par exemple:
-
Les mères ont pu manquer de soins pendant la grossesse et
procurer une alimentation déficiente à l’enfant
durant les années premières de sa vie;
-
La plupart des toxicomanes absorbent des combinaisons de drogues
et abusent parfois de l'alcool;
-
Les facteurs sociaux, démographiques et psychologiques tels
que la pauvreté et le stress de la vie chaotique vécue
par les drogués, ainsi que de nombreux déménagements
ont pu avoir eu un impact sur l'enfant.
Les enfants exposés à la drogue, à bien des
égards, ne différent en rien des enfants issus de
milieux semblables, et qui n’auraient pas été
exposés aux drogues. Par ailleurs, rien ne peut laisser envisager
le résultat pour quelque enfant que ce soit. Certains enfants
peuvent obtenir des résultats moyens, expliqués par
des placements multiples, l'abus ou la négligence. On peut
les aider par différentes interventions et en leur apportant
la stabilité.

La
gale
La gale est une maladie cutanée parasitaire, bénigne
et très contagieuse. Les enfants soumis à une mauvaise
hygiène y sont particulièrement exposés. La
gale est une maladie uniquement cutanée. Elle se manifeste
essentiellement par un prurit (besoin de se gratter). Ce prurit
est permanent mais accentué la nuit. L'anomalie dermatologique
se présente sous la forme de vésicules (petites bulles
remplies d'eau) de nodules sous-cutanés, notamment au niveau
des aisselles, de sillons grisâtres typiquement entre les
doigts. La gale est très contagieuse. Il existe des traitements
efficaces.
Il convient également de traiter les autres membres de la
famille et de prévoir un traitement désinfectant de
l'environnement, notamment vêtements, literie par une bombe
aérosol anti-acariens.

Hépatite A
L'hépatite A est une maladie du foie qui est due à
un virus.
Causes et facteurs de risque :
L'hépatite A se transmet majoritairement par l'ingestion
d'eau ou d'aliments souillés par des matières fécales
qui contiennent du virus. En effet, le virus est retrouvé
dans les selles des malades.
Une mauvaise hygiène ou des conditions sanitaires défavorables
(assainissement des eaux, etc.) favorisent donc la transmission
de la maladie. Certains pays sont plus à risques que d'autres
notamment en Europe de l'Est, Afrique, Asie, Amérique du
Sud.
Les précautions à prendre sont donc principalement
de bien se laver les mains en particulier avant la préparation
du repas, d'éviter de consommer de l'eau de provenance inconnue
mais de préférer l'eau minérale ou en bouteille
(fermée).
La période de contagion correspond à peu près
à la période d'incubation de la maladie. Comme les
symptômes sont absents, le patient ne sait pas qu'il est contagieux.
[?] Les signes de la maladie
L'infection par le virus de l'hépatite A débute par
une période d'incubation de 2 à 4 semaines pendant
la quelle le sujet est contagieux sans le savoir. Ensuite, dans
90 % des cas, l'hépatite
sera asymptomatique, c'est-à-dire sans qu'elle passera inaperçue
! Chez les 10 % restant, on observera : fièvre, douleur au
foie, démangeaisons, nausées, vomissements, jaunisse
ou encore fatigue. La jaunisse ou ictère peut parfois durer
jusqu'à un mois.
[?] Evolution de la maladie
Dans la grande majorité des cas, l'hépatite A évolue
spontanément vers la guérison sans séquelles.
Il n'y a pas d'évolution vers la chronicité.
[?] Traitement
Cette hépatite évoluant spontanément vers la
guérison, aucun traitement n'est mis en place et il n'en
existe aucun de spécifique.
[ ? ] Conseils pratiques et informations
diverses
Il existe un vaccin contre l'hépatite A. Une vaccination
permet de donner une immunité efficace pendant près
de 10 ans. La vaccination est recommandée aux voyageurs qui
se rendent en zone d'endémie.
La vaccination n'est pas efficace immédiatement, il faut
le temps que la personne vaccinée fabrique des anticorps
Hépatite B (diagnostic par sérologie)
L’hépatite B concerne environ de 1 à 3% des
enfants proposés à l’adoption
Le virus est transmis par la mère, pendant la grossesse ou
à la naissance, ou plus rarement par la promiscuité
(partage d’objets avec du sang). Si l’enfant est infecté
pendant la grossesse ou avant l’âge d’un an, il
y a plus de risques qu’il développe une hépatite
chronique.
L’enfant peut avoir une sérologie négative pendant
3 ou 4 mois s’il s’est contaminé au moment de
l’accouchement.
L’hépatite chronique peut évoluer vers une cirrhose
du foie à l’âge adulte (un quart des cas) qui
peut se compliquer en cancer du foie.
Les enfants originaires d'Asie, d'Europe de l'Est ou d'Afrique sont
particulièrement exposés au risque de portage chronique
du virus B. Ce dépistage doit être fait systématiquement
chez tous les enfants adoptés.
Heureusement, un certain nombre de porteurs chroniques du virus
de l'hépatite B ne présenteront jamais de complication :ils
sont dits « porteurs asymptomatiques ».
Pour l'enfant porteur du virus de l'hépatite B mais en bonne
santé (porteur asymptomatique), les experts recommandent
un suivi annuel (examen, tests hépatiques). Après
l'âge de 10 ans, l'enfant sera vu deux fois l'an.
Pour les enfants infectés qui présentent des problèmes
(troubles de croissance, enzymes hépatiques élevés,
infection associée par le virus de l'hépatite C ou
D, infection par le virus de l'immunodéficience humaine)
un suivi régulier en consultation spécialisée
est indispensable.

Hépatite
B
(diagnostic par sérologie)
L’hépatite B concerne environ de 1 à 3% des enfants proposés à
l’adoption
Le virus est transmis par la mère, pendant la grossesse ou à la
naissance, ou plus rarement par la promiscuité (partage d’objets
avec du sang). Si l’enfant est infecté pendant la grossesse ou
avant l’âge d’un an, il y a plus de risques qu’il développe
une hépatite chronique.
L’enfant peut avoir une sérologie négative pendant 3 ou 4 mois
s’il s’est contaminé au moment de l’accouchement.
L’hépatite chronique
peut évoluer vers une cirrhose du foie à l’âge adulte (un quart
des cas) qui peut se compliquer en cancer du foie.
Les enfants originaires
d'Asie, d'Europe de l'Est ou d'Afrique sont particulièrement exposés
au risque de portage chronique du virus B. Ce dépistage doit être
fait systématiquement chez tous les enfants adoptés.
Heureusement, un certain
nombre de porteurs chroniques du virus de l'hépatite B ne présenteront
jamais de complication :ils sont dits « porteurs
asymptomatiques ».
Pour l'enfant porteur du
virus de l'hépatite B mais en bonne santé (porteur
asymptomatique), les experts recommandent un suivi annuel (examen,
tests hépatiques). Après l'âge de 10 ans, l'enfant sera vu deux
fois l'an.
Pour les enfants infectés
qui présentent des problèmes (troubles de croissance, enzymes hépatiques
élevés, infection associée par le virus de l'hépatite C ou D,
infection par le virus de l'immunodéficience humaine) un suivi régulier
en consultation spécialisée est indispensable.
Hépatite
C
(Diagnostic par sérologie)
L’hépatite C concerne de 1 à 2% d’enfants
proposés à l’adoption
Comment un enfant peut-il être
contaminé par le virus de l'hépatite C ?
Le risque de contamination par une transfusion de sang ou d'un dérivé
du sang est devenu extrêmement faible depuis 1991.La transmission
du virus C de la mère à l'enfant lors de l'accouchement
est actuellement le principal mode de transmission du virus C à
l'enfant.
Comment se présente une hépatite C chez un enfant?
Il est rare qu'une hépatite C soit reconnue à l'occasion
d'une hépatite aiguë avec jaunisse.
Le plus souvent, l'hépatite C est découverte par hasard
ou à l'occasion d'un examen de sang fait chez un enfant ayant
reçu une transfusion ou dont la mère est atteinte
par le virus C. Les enfants ne se plaignent habituellement d'aucun
symptôme. Leur examen médical est le plus souvent normal.
La mesure de l'activité des transaminases (enzymes du sang
qui révèlent le degré d'atteinte des cellules
du foie) est normale chez un enfant sur trois et modérément
augmentée chez les autres enfants .Une cirrhose se développe
chez l'enfant dans 3% des cas.
Comment évolue une hépatite C chez l'enfant ?
Une guérison spontanée s'observe chez un tiers des
enfants contaminés par le virus C.
Les autres enfants deviennent porteurs du virus de façon
permanente ("porteurs chroniques").
La décision d'un traitement sera fondée sur l'existence
d'anomalies du bilan de sang.
Traitement
Il s'agit d'une bithérapie, qui dure de six mois à
un an. Actuellement, la bithérapie permet de guérir
55 % des malades.
Le traitement possède de nombreux effets secondaires, c'est
un traitement lourd, contraignant et cher (pris en charge à
100% en France)
Evolution de la maladie
Souvent asymptomatique, l'hépatite chronique C n'en est pas
moins une cause majeure de cirrhose et de cancer primitif du foie.
Enfin, la cirrhose liée à l'hépatite C est
actuellement la première cause de greffe de foie en Europe.
La décision d'adopter un enfant porteur du virus est donc
difficile, il faut savoir quel est son âge, s'il a des anomalies
biologiques .
Il reste le plus souvent impossible de prédire formellement
si l'enfant va guérir ou au contraire présenter des
complications.

L'impétigo
L'impétigo est une maladie fréquente d'ailleurs non
spécifique aux enfants adoptés. Il s'agit d'une infection
cutanée due à un microbe. Il peut être associé
à la gale. L'impétigo est contagieux et est très
sensible à un traitement antibiotique et à des traitements
désinfectants cutanés.

Les parasites intestinaux
Ils sont extrêmement fréquents
et doivent être dépistés systématiquement
par un examen parasitologue des selles, ceci quelle que soit la
provenance géographique de l'enfant Un parasite se retrouve
de manière particulièrement fréquente : les
giardiases ou lambliases responsables de troubles de l'absorption
digestive. Tous les pays d'origine sont concernés, y compris
les pays d'Europe. Un traitement doit être instauré.

Les poux
Les poux peuvent être retrouvés dans la chevelure des
enfants. Il faut dédramatiser cette situation fréquente
et parfaitement traitable.

Les pubertés
précoces
Le problème des pubertés précoces chez les
petites filles adoptées a été particulièrement
évoqué, avec la séquence dénutrition
– renutrition et avance pubertaire. Dans notre expérience,
cette situation nous semble tout à fait exceptionnelle. On
peut tout au plus être confronté à un problème
de puberté avancée avec développement des seins
vers l'âge de 7 ou 8 ans ne nécessitant en général
aucun traitement. Le plus souvent dans notre expérience,
il ne s'agit pas de puberté précoce mais d'une incertitude,
voire d'une tricherie délibérée sur l'âge,
la petite fille pour être plus facilement adoptable ayant
eu un âge minoré avant l'adoption. Il ne faut pas s'étonner
que l'on ait alors une fausse impression de puberté précoce.
Il faut avoir également à l'esprit que dans bon nombre
de pays l'état civil n'est pas fiable ou que les enfants
dans les familles les plus pauvres n'aient pas eu de déclaration
au moment de la naissance.

Le rachitisme
Le rachitisme est une maladie de l’appareil locomoteur. Il
est dans la très grande majorité des cas dû
à la carence en vitamine D. L’alimentation est insuffisamment
riche en vitamine D et en France, pour prévenir cette carence,
tous les nourrissons et les enfants reçoivent chaque jour
un apport en vitamine D sous la forme de gouttes le plus souvent.
La vitamine D permet l'absorption intestinale active du calcium
.Elle agit d'autre part sur la minéralisation de l'os.
Les signes cliniques apparaissent entre 3 mois et 2 ans.
On constate un retard de fermeture des fontanelles, un retard de
dentition, une hypotonie musculaire avec météorisme
abdominal, une hernie ombilicale, une hyperlaxité ligamentaire,un
retard au maintien de la tête, à la position assise
et à la marche.
La radiographie des os met en évidence un retard d'apparition
des points épiphysaires ;
Le traitement curatif corrige rapidement l'hypotonie musculaire
et les signes biologiques. Les signes radiologiques de guérison
apparaissent au bout de 4 semaines environ. Les déformations
osseuses peuvent persister longtemps mais se corrigent habituellement
au cours de la croissance.

Le saturnisme
Certains pédiatres ont attiré l'attention sur le risque
provoqué par l'intoxication au plomb (ingestion accidentelle
de peinture au plomb dans des pays où l'utilisation du plomb
n'est pas interdite dans la fabrication des peintures, contamination
par des eaux de boisson ou par la pollution industrielle). Le saturnisme
peut provoquer des séquelles neuropsychiques. Un traitement
est indiqué en présence des intoxications les plus
importantes. Il peut être utile de dépister le saturnisme
par le dosage de plomb dans le sang à l'arrivée de
l'enfant.

Syndrome
alcoolo-fœtal : SAF
Le SAF (ou syndrome d’alcoolisation fœtale), est provoqué
par la consommation d’alcool de la mère pendant sa
grossesse.
Dans les pays de l’Est ce problème est 40 fois plus
répandu qu’en Europe de l’Ouest selon des études
canadiennes et américaines. En Europe de l’Ouest, il
concerne 1 à 3 grossesses sur 1000. C’est la première
cause de retard mental en France.
Ce problème est connu en Russie mais souvent non dit (il
est parfois précisé au jugement). L’information
peut dépendre du médecin consulté. Ne pas hésiter
à l’interroger sur l’alcoolisme de la mère
et lui demander s’il a un doute concernant la présence
de cette pathologie chez l’enfant.
Selon une étude américaine (Dana Johnson), environ
9% des enfants proposés à l’adoption en Russie
sont affectés par le SAF.
Détection
- un périmètre crânien inférieur à
la normale, et qui reste petit : microcéphalie (être
très vigilant si le PC est inférieur au 3ème
percentile)
- une petite taille et surtout un petit poids à la naissance
-Les anomalies du visage (signes morphologiques) apparaissent vers
1 ou 2 ans et disparaissent au-delà de 7 ans. Mais un tiers
des enfants atteints du SAF seulement présente des anomalies
du visage :
- petites fentes oculaires
- lèvre supérieure très mince
- visage aplati, nez court, petit menton,
- sillon nasolabial (entre le nez et les lèvres) inexistant
– implantation des oreilles basse
-
autres anomalies : malformation du cœur, des reins, ….
Risques
- retards mentaux et troubles du quotient intellectuel
- problèmes de mémorisation
- troubles de l’attention et du comportement
- Parfois hypersensibilité sensorielle
- conséquences sur la scolarité, la vie de famille,
la vie sociale.. A terme, problèmes psychiatriques, de délinquance,
non insertion sociale.
Les problèmes peuvent être repérés
dans les premières années mais souvent à l’entrée
en primaire.
L’accompagnement de l’enfant permet des améliorations
notables, mais lorsque l’enfant souffre de SAF aggravé,
il est peu probable qu’il puisse mener une vie autonome à
l’âge adulte.

Le problème du SAF est probablement
le plus important avec les troubles de l’attachement dans
l’adoption en Russie. Les parents doivent évaluer le
handicap qu’ils sont prêts à accepter et cerner
au mieux le risque chez l’enfant qui leur est proposé.
Accepter des problèmes qu’on ne pourra pas assumer
sera dramatique pour l’enfant et la famille.

Syphilis congénitale
La syphilis congénitale est une maladie qui doit être
dépistée chez les enfants les plus jeunes. Il s’agit
d’une pathologie très grave si elle n’est pas
traitée. Un traitement antibiotique est particulièrement
efficace. Le test sérologique doit être réalisé
chez tous les nourrissons adoptés en France, voire chez les
enfants plus grands qui auraient pu être victimes d’abus
sexuels. Les nourrissons ont eu généralement une contamination
maternelle, il s’agit alors d’une syphilis congénitale.
Cette pathologie est bien prise en charge en Russie. Si la sérologie
de la mère est positive pendant la grossesse ou à
l’accouchement, l’enfant est traité systématiquement
par pénicilline pendant un mois même s’il n’est
pas atteint (les tests en Russie ne permettent pas en effet de différencier
les anticorps de la mère de ceux de l’enfant).
Traitée, la syphilis ne pose pas de problème à
l’adoption, d’après l’expérience
américaine.

Les taches bleues mongoliques
Les taches bleuâtres ou bleu-gris apparaissant sur le corps
à la naissance ou peu après et qui disparaissent à
la puberté.
Causes, incidence, facteurs de risque
Les taches mongoliques sont communes aux peuples à peau foncée.
Elles apparaissent communément au bas du dos, sur les fesses,
le dos, parfois sur les bras et les jambes. Elles peuvent remonter
le dos jusqu'aux épaules. Elles sont des marques bénignes
et ne peuvent en aucun cas être associées à
une maladie.
À l'occasion, les taches mongoliques peuvent être assimilées
à des ecchymoses et des accusations de mauvais traitements
portées par des personnes, certes pleines de bonnes intentions,
mais ignorantes de cette réalité.

Tuberculose
L’IDR (injection dermo-réactive) s’appelle en
Russie le test de Mantoux
La tuberculose n'est pas rare dans les pays pauvres. Elle doit être
systématiquement dépistée chez l'enfant à
l'arrivée en France. Radiographie de thorax et intra-dermo
réaction à 10 Unités sont indispensables, ce
d'autant qu'il s'agit d'une maladie parfaitement guérissable.

Vaccins
Il est fréquent que l'on n'ait pas d'informations sur la
situation vaccinale des enfants, ou que ces informations soient
inexactes. Dans ces conditions, deux solutions s'offrent aux parents
et au médecin : tout d'abord recommencer les vaccinations
comme si l'enfant n'était pas vacciné, ce choix est
tout à fait possible et n'entraînera aucun effet nocif
chez l'enfant s'il avait été correctement vacciné.
L'autre solution consiste à faire un dosage des anticorps
anti-tétaniques et si les anticorps sont négatifs
ou à un taux très bas revacciner l'enfant.

VIH (Sida)
Il semble rare en Russie que des enfants porteurs du virus soient
présentés à l’adoption. Mais des enfants
non contaminés dont la mère est atteinte par le VIH
peuvent être présentés. Ils le sont après
l’âge de 18 mois, date du dernier contrôle négatif :en
effet, l’enfant peut avoir les anticorps de la mère
jusqu’à 12- 18 mois et ne pas être atteint par
le virus.
En l’absence de traitement de la mère séropositive,
il y a 15 à 20% de risque de transmission du VIH à
l’enfant.
Le traitement du VIH a fait beaucoup de progrès mais la pathologie
est lourde.
Il s'agit d'une maladie qui fait peur aux parents adoptifs mais
qui dans notre expérience a été rarement diagnostiquée.
Nous n'avons jamais été confrontés à
des faux négatifs concernant la sérologie HIV mais
il est bien évident que cela peut exister.
Certains pays ne pratiquent pas la sérologie HIV avant l'adoption.
Nous recommandons une sérologie HIV à l'arrivée
de l'enfant.

TERMES PROPRES
AUX DOSSIERS MEDICAUX RUSSES
Enfin, pour clore ce glossaire,voici des
extraits d’un article écrit par une pédiatre
russe agréée pour l’immigration au Canada, le
Dr N A BELOVA en 2002 à propos des différences de
termes médicaux que l’on peut rencontrer dans les dossiers
des enfants des orphelinats russes :
« … ont été
publiés les résultats de recherches d’un groupe
d’endocrinologues américains, qui avaient étudié
les causes du retard de croissance chez les enfants des orphelinats
(non pas en Russie, mais en Roumanie)... Il s’avéra
que la cause principale du retard n’est pas liée ni
à la nourriture ni aux vitamines, mais au stress chronique
provoquant la perturbation dans l’activité des hormones
responsables de la croissance….
« Voici les diagnostics
principaux (bien familiers pour tous), que pratiquement tous les
orphelins ont, dans les différentes combinaisons, et qui
font tellement peur aux parents et aux médecins »

« Tels sont les diagnostics principaux
auxquels on ne prête pas beaucoup d’attention dans notre
pays. Tout pédiatre peut affirmer que même au cas où
l’enfant a tout l’assortiment de ces diagnostics il
peut bien se développer normalement, parfois sans aucune
aide médicale, s’il se trouve dans de bonnes conditions. »

CONCLUSION
L’état de santé des enfants
adoptés dans un pays étranger est souvent médiocre.
Les problèmes de santé sont extrêmement fréquents.
Bon nombre sont guérissables et doivent être dépistés ;
Malheureusement un certain nombre d’entre eux seront générateurs
de séquelles définitives.
Il est vivement recommandé de se procurer les différentes
courbes (poids, taille, perimètre crânien) de l’enfant
depuis sa naissance.
Il faut toujours garder à l’esprit que aucun examen
clinique ou biologique n’est capable de dépister tous
les problèmes de santé, ce d’autant que, assez
souvent, les antécédents personnels et familiaux sont
peu ou pas connus.
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